Se lancer en freelance est une aventure pleine de défis, de doutes, mais aussi de succès et de liberté. Beaucoup rêvent d’indépendance, mais peu osent franchir le pas. Pourquoi ? La peur de l’échec, le manque de confiance ou encore l’incertitude financière sont autant de freins qui retiennent ceux qui hésitent. Pourtant, avec la bonne approche et une stratégie solide, il est tout à fait possible de réussir.
Je m’appelle Frédéric Courtois, je suis le fondateur de ce blog et je vais vous raconter mon histoire, de la création de ma première entreprise en 2005 à mon passage en freelance en 2010, en passant par mes erreurs et mes leçons apprises.
Mon but est de vous inspirer, mais surtout de vous donner des clés concrètes pour réussir votre propre aventure entrepreneuriale.
- 2005 : Mes débuts en tant qu’entrepreneur salarié
- 2010 : Le grand saut de Frédéric Courtois vers le freelancing
- Les premiers défis : trouver des clients et gérer la solitude
- 2018 : Du freelance au mentorat
- 2020 : La création d’un centre de formation
- 2021 : Le passage en EURL, une transition nécessaire
- Qu’est-ce que je referais autrement ?
- Conclusion : ce que j’ai appris de mon parcours
2005 : Mes débuts en tant qu’entrepreneur salarié
Tout commence en 2005. Fraîchement diplômé d’une licence professionnelle, j’ai cofondé avec deux associés la société Alliance Vitale, une SARL spécialisée dans la maintenance informatique et les solutions de télétransmission pour les professionnels de santé. À cette époque, j’étais convaincu que l’entrepreneuriat était la meilleure voie pour être maître de mon destin. Avec mes associés, nous avons bâti une entreprise solide qui a connu une belle croissance.
Cette première aventure m’a permis de découvrir la gestion d’entreprise, la relation client et l’importance de la persévérance. Toutefois, après cinq ans à la tête d’Alliance Vitale, une idée me trottait dans la tête : lancer mon propre projet, seul.
2010 : Le grand saut de Frédéric Courtois vers le freelancing
Après mûre réflexion, j’ai pris une décision radicale : vendre mes parts de l’entreprise et me lancer à mon compte. C’était à la fois excitant et effrayant, car je quittais une structure stable pour plonger dans l’inconnu.
J’avais toujours été passionné par le web et la création de sites internet, mais je ne maîtrisais pas encore cet univers. J’ai donc passé deux mois en auto-formation intensive avant de me déclarer en tant que webmaster freelance en avril 2010.
Le choix stratégique de la micro-entreprise
À mes débuts, j’ai choisi le statut de micro-entrepreneur, une opportunité précieuse en France pour tester une activité sans prendre trop de risques. Ce statut présente plusieurs avantages majeurs :
✅ Création simple et rapide : en quelques clics, mon entreprise était déclarée.
✅ Zéro charge si pas de chiffre d’affaires : un atout précieux pour commencer sans pression financière.
✅ Gestion administrative allégée : peu de paperasse, ce qui m’a permis de me concentrer sur mon activité.
Il n’est pas surprenant que la micro-entreprise attire autant d’entrepreneurs : en 2021, la France comptait plus de 2,8 millions de micro-entrepreneurs actifs, soit une augmentation de 17 % en un an (source INSEE).
Découvrez mon article, Pourquoi la mirco-entreprise est une opportunité pour les futurs freelances ?
Voici mon passage dans l’émission Cauchemar en cuisine dans le cadre de mon freelancing pour offrir un site internet au restaurateur :
Les premiers défis : trouver des clients et gérer la solitude
Les premiers mois en freelance sont souvent difficiles. La plus grande peur des indépendants est de ne pas trouver de clients. Pourtant, grâce à ma persévérance et à une bonne stratégie de prospection, j’ai décroché mes premiers contrats dès le premier mois.
📌 Ma stratégie gagnante pour trouver des clients :
- Le réseau personnel : j’ai contacté mon entourage et mes anciens clients pour proposer mes services.
- Les plateformes de freelancing : j’ai postulé sur des sites comme Malt et Upwork.
- Le SEO et le bouche-à-oreille : en optimisant mon site web, j’ai attiré mes premiers prospects organiquement.
Un autre défi majeur a été la solitude du freelance. Travailler seul, sans collègues ni structure hiérarchique, peut être un frein à la motivation. Pour surmonter cela, j’ai adopté plusieurs stratégies :
- Rejoindre des espaces de coworking pour échanger avec d’autres entrepreneurs.
- Participer à des événements networking pour développer mon réseau.
- Créer une routine stricte pour rester productif.
2018 : Du freelance au mentorat
Après huit années à plein temps en tant que freelance, j’ai ressenti le besoin de partager mon expérience. C’est ainsi qu’en 2018, j’ai lancé le blog Made-in-entreprise.fr, qui attire aujourd’hui plus de 20 000 visiteurs par mois.
💡 Pourquoi partager son expérience est crucial ?
- Cela renforce votre crédibilité en tant qu’expert.
- Cela permet d’attirer des clients qui recherchent des références solides.
- Cela vous ouvre des opportunités dans la formation et le consulting.
2020 : La création d’un centre de formation
En 2020, j’ai franchi une nouvelle étape en lançant Made In Entreprise, un centre de formation pour accompagner ceux qui souhaitent s’affranchir du salariat et devenir freelance. Cette nouvelle activité m’a permis de diversifier mes revenus et de partager mon savoir avec encore plus de personnes.
2021 : Le passage en EURL, une transition nécessaire
Bien que la micro-entreprise soit parfaite pour débuter, elle a des limites :
❌ Plafond de chiffre d’affaires qui freine la croissance.
❌ Cotisations sociales limitées, ce qui impacte la retraite.
❌ Difficulté à embaucher ou à investir à long terme.
J’ai donc franchi le cap en 2021 en créant une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée). Grâce à cette transition :
- J’ai pu dépasser le plafond de la micro-entreprise et développer mon activité.
- J’ai optimisé ma fiscalité en adaptant ma rémunération.
- J’ai sécurisé mon avenir en cotisant davantage pour ma retraite.
📊 Une étude de l’APCE montre que seulement 28% des micro-entrepreneurs basculent vers un autre statut juridique. Pourtant, il est essentiel de ne pas rester figé dans un statut qui limite votre progression.
Qu’est-ce que je referais autrement ?
Avec le recul, il y a plusieurs choses que je ferais différemment si je devais recommencer mon aventure en freelance :
📌 Ne pas rester aussi longtemps en micro-entreprise : Ce statut est idéal pour débuter, mais il peut rapidement devenir un frein à la croissance. J’aurais dû passer en EURL bien plus tôt.
📌 Diversifier mes activités plus tôt : Au début, je dépendais uniquement de la création de sites web. J’aurais dû rapidement proposer des formations, du consulting ou encore du blogging pour sécuriser mes revenus.
📌 Toujours demander un acompte : L’une des erreurs classiques des débutants est de ne pas demander d’acompte avant de commencer un projet. Cela m’a coûté plusieurs impayés au début de mon activité. Aujourd’hui, je demande systématiquement 30 à 50 % d’acompte avant de démarrer une mission.
📌 Mieux m’entourer dès le début : Attention, ça ne veut pas dire que j’aurai complètement changer d’entourage, mais je me serais plus entouré de personne qui , comme moi, voulait se lancer à leur compte. Ca m’aurait permet de moins me sentir seul et de progresser plus vite.
Conclusion : ce que j’ai appris de mon parcours
🚀 Se lancer en freelance est une aventure passionnante, mais cela demande de la préparation et du courage. Voici mes trois conseils clés :
1️⃣ Osez vous lancer, même si vous n’êtes pas encore expert. L’auto-formation et la persévérance sont vos meilleurs alliés.
2️⃣ Entourez-vous des bonnes personnes : un entourage positif vous aidera à réussir.
3️⃣ Ne restez pas trop longtemps en micro-entreprise : utilisez ce statut comme un tremplin, puis évoluez dès que possible.
Aujourd’hui, après trois créations d’entreprise, je suis convaincu que l’indépendance est accessible à tous avec les bons outils et la bonne mentalité.
Alors, êtes-vous prêt à franchir le pas ? 🚀
Frédéric Courtois






